Association des décoratrices et décorateurs de cinéma

Tomi Ungerer à voir et à écouter !

A voir, à lire, à écouter | 03/01/2013

TOMI UNGERER, L’ESPRIT FRAPPEUR. Film documentaire de Brad Bernstein. USA, 2012.

JEAN DE LA LUNE (MOON MAN), film d’animation de Stephan Schesch. Allemagne, 2012.

LE TÊTE-A-TÊTE : TOMI UNGERER, émission de Frédéric Taddeï, France-Culture.

Tous ceux qui ont des enfants, des neveux ou simplement une âme d’enfant, ont eu entre les mains Les trois brigands (1961), Jean de la Lune (1966) ou d’autres albums signés Tomi Ungerer. Deux films sortis récemment rendent hommage à l’artiste alsacien, à sa personnalité hors commun, à son œuvre dont le style graphique, bien qu’ayant énormément évolué au cours de ses quarante ans de carrière, reste reconnaissable à son sens de l’épure, de l’absurde, à son comique étrange.

Le documentaire de Brad Bernstein (98mn, titre original : Far out isn’t far enough) « …dresse le portrait d’un personnage fascinant qui n’a eu de cesse de bousculer les conventions sociales à travers son œuvre. Le film retrace le parcours chaotique, baroque et tumultueux de l’un des plus grands illustrateurs de presse, de livres pour enfants, de publicités commerciales et de posters militants. De l’Alsace nazifiée à l’Europe réconciliée, du Paris existentialiste au New York beatnik et de la Nouvelle-Ecosse aride et désolée au retour à Strasbourg, berceau de son enfance, le parcours de ce créateur de génie, tour à tour tendre et provocant, n’a cessé de dessiner des espaces de liberté, embrassant les questionnements et l’absurdité du XXème siècle pour mieux les dénoncer » (Le Pacte, distributeur du film).

Adapté du célèbre album éponyme, le film Jean de la Lune raconte en 95 mn l’histoire d’un lunien (un sélénite, dirait Méliès) qui atterrit sur la terre. « Seize ans avant E. T., de Steven Spielberg, Jean de la Lune exploite l’effet de loupe et de jouvence que procure à notre vision du monde la présence d’un non-Terrien égaré sous nos latitudes. Moins émouvant que la créature au doigt gigantesque, Jean se réduit peu ou prou à une esquisse en noir et blanc, à l’innocente rondeur, qui jette sur ce qui l’entoure l’éclat lunaire d’une insondable interrogation. Jean n’est autre qu’une expression formelle du sentiment de Tomi Ungerer à l’égard du monde. Un mélange de consentement sensuel et d’effarement » (Jacques Mandelbaum, Le Monde).

Enfin, on peut écouter Tomi Ungerer lui-même dans l’émission de Frédéric Taddeï, Le tête-à-tête (59mn).
http://www.franceculture.fr/emission-le-tete-a-tete-tomi-ungerer-2012-12-16


Lire aussi les autres actualités pour A voir, à lire, à écouter

 

Un jour, un décor #49

A voir, à lire, à écouter | 04/05/2020

LE CONCILE DE PIERRE de Guillaume Nicloux (2006) De son douillet appartement parisien situé dans un bel immeuble art nouveau, jusqu’aux (...) Lire la suite

Un jour, un décor #48

A voir, à lire, à écouter | 03/05/2020

SUSPIRIA de Dario Argento (1977) Horrifique et hautement stylisé, du pur Argento. Une jeune américaine débarque à Fribourg pour intégrer une (...) Lire la suite

Un jour, un décor #47

A voir, à lire, à écouter | 02/05/2020

POSSESSION d’Andrzej Zulawski (1981) Dans ses mémoires, Żuławski écrit : « Une jeune femme enfermée entre les murs d’un Berlin assiégé par les forces (...) Lire la suite

Un jour, un décor #46

A voir, à lire, à écouter | 01/05/2020

JACKIE de Pablo Larrain (2016) Veuve depuis seulement quelques heures, Jackie Kennedy rentre à la Maison blanche. Telle une somnambule, elle (...) Lire la suite

Un jour, un décor #45

A voir, à lire, à écouter | 30/04/2020

ORDET de Carl Theodor Dreyer (1954) C’est la dernière scène de Ordet et l’incroyable est sur le point d’arriver. En 1930, dans le nord du Danemark, (...) Lire la suite

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ... | 202

ADC

Association des décoratrices et décorateurs de cinéma

Siège : ADC ℅ CST 22/24, avenue de Saint-Ouen 75018 PARIS

Mentions légales

© ADCINE tous droits réservés

Design: Porte-voix.com  Benoit Godde / Réalisation : Akilia.net