Association des décoratrices et décorateurs de cinéma

Un jour, un décor #7

A voir, à lire, à écouter | 23/03/2020

PAU CASALS, LA FORCE DU SILENCE
de Manel Huerga (2017)

William Abello (ADC) a signé les décors de ce téléfilm consacré à Pablo (Pau en catalan) Casals, immense violoncelliste espagnol réfugié en France sous Franco, célèbre entre autres pour son interprétation des suites pour violoncelle seul de J-S Bach, fondateur en 1950 du festival de musique de Prades, Pyrénées orientales.
Suite à la décision des Nations Unies en 1945 de ne pas intervenir en Espagne contre le franquisme, Casals décida de ne plus donner de concert.

« Je suis peu adepte des reconstitutions et même d’une vraisemblance autre que l’évocation stylisée, mais le film étant entièrement tourné dans les vrais lieux de confinement du violoncelliste, pendant l’après-guerre civile espagnole et l’après seconde guerre mondiale, l’exactitude fut mon crédo.
Du concert qui inaugura le festival de Prades, seules restaient quelques photos de mauvaise qualité. Ce sont quelques contemporains encore vivants qui m’ont guidé.
La "légende" veut que pour améliorer l’acoustique défaillante de l’église, seul lieu pouvant accueillir des centaines de mélomanes, les pêcheurs de la cote catalane amenèrent leurs filets. Après une enquête serrée, il s’agissait des filets de tennis des environs et des liens en chanvre des gymnases. Conséquence, une chouette séquence en moins, celle du débarquement des pécheurs dans l’église...

Mais la vérité a quand même eu un effet positif. L’essai avec les filets de pêche ne donnait pas grand chose, presque invisible et très "cafouilleux" à l’image. Les filets de tennis avaient eux une certaine esthétique et ont réellement amélioré l’acoustique de la séquence finale.
Il n’y a pas de loi ou de déclaration d’intention dogmatique, à chaque projet sa propre aventure. Nous cherchons un rapport visuel à la réalité, dans ce cas c’est l’aspect documentaire qui a rejoint ma vision du film ». (William Abello)


Lire aussi les autres actualités pour A voir, à lire, à écouter

 

Un jour, un décor #45

A voir, à lire, à écouter | 30/04/2020

ORDET de Carl Theodor Dreyer (1954) C’est la dernière scène de Ordet et l’incroyable est sur le point d’arriver. En 1930, dans le nord du Danemark, (...) Lire la suite

Un jour, un décor #44

A voir, à lire, à écouter | 29/04/2020

LE NARCISSE NOIR / BLACK NARCISSUS de Michael Powell et Emeric Pressburger (1947) L’art du matte-painting (et de la couleur) à son sommet dans ce (...) Lire la suite

Un jour, un décor #43

A voir, à lire, à écouter | 28/04/2020

THÉRÈSE d’Alain Cavalier (1986) Une autre forme d’emprisonnement, volontaire cette fois, celui de la jeune Thérèse qui brûle d’entrer au couvent. Le (...) Lire la suite

Un jour, un décor #42

A voir, à lire, à écouter | 27/04/2020

LE POINT DE NON-RETOUR / POINT BLANK de John Boorman (1967) C’est une vraie prison abandonnée qui sert de décor à la première séquence de Point (...) Lire la suite

Un jour, un décor #41

A voir, à lire, à écouter | 26/04/2020

UN PROPHÈTE de Jacques Audiard (2009) Le "pitch" : une fois arrivé en Centrale, le jeune Malik tombe sous la coupe d’un groupe de prisonniers (...) Lire la suite

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ... | 201

ADC

Association des décoratrices et décorateurs de cinéma

Siège : ADC ℅ CST 22/24, avenue de Saint-Ouen 75018 PARIS

Mentions légales

© ADCINE tous droits réservés

Design: Porte-voix.com  Benoit Godde / Réalisation : Akilia.net